Appartion de Notre Dame à Pontmain
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L’Apparition de Notre Dame à

Pontmain le 17 janvier 1871




Message de Notre Dame à Pontmain à Eugène et Joseph Barbedette, Jeanne-Marie Lebossé, Françoise Richer.


Extrait du journal personnel de l’Abbé Aimable-Marie Richard.


Nés de parents profondément chrétiens, ils sont très pieux. Leur père vint, comme d’habitude, les réveiller, à six heures, dans la grange où ils couchent. Après avoir offert leur cœur au bon Dieu, ils se mirent à piller des ajoncs, dont on a coutume de nourrir les chevaux dans ce pays comme dans presque toute la Bretagne. Ils entrèrent dans la maison, dirent tous deux, à haute voix, le chapelet pour leur frère qui est à l’armée, déjeunèrent et se rendirent à l’église pour servir la Sainte Messe. En attendant M. le Curé, ils firent la grande prière du  matin, puis le chemin de la Croix. Ils avaient l’habitude de faire ce pieux exercice, presque chaque jour, depuis le commencement de la guerre. A peine y ont-ils manqué une fois depuis le départ de leur frère pour l’armée. Ils s’unirent, après la messe, aux prières publiques faites pour les soldats, et allèrent ensuite à l’école. Ce même jour, après la classe du soir, vers 5 heures ½ tous deux entrèrent dans la grange avec leur père. A la lueur pâle et vacillante d’une chandelle de résine, ils saisirent les longs marteaux en bois et se mirent à piler les ajoncs, pour donner à leurs chevaux la ration du soir. Ils avaient travaillé environ un quart d’heure, quand la petite porte pratiquée dans le grand portail de la grange s’ouvrit, et une femme entra. C’était Jeannette Détais, qui, disent les enfants, ensevelit le monde mort. Elle venait effectivement de remplir ces pénibles fonctions ; elle s’approcha et adressa la parole au père Barbedette. Le bruyant travail fut donc interrompu. Profitant de ce répit, Eugène s’avança vers la porte restée entr’ouverte. J’allais, dit-il tout simplement pour voir le temps. La neige couvrait la terre, le ciel était pur et il faisait très froid. Il lui sembla qu’il n’avait jamais vu autant d’étoiles, surtout au-dessus du chemin.


Jetant les yeux en face de lui, et regardant du côté de la maison occupée par Augustin Guidecoq, il vit moins d’étoiles. Tout à coup, à vingt pieds environ au milieu et au-dessus du toit, il aperçut  une belle grande Dame. Sa robe bleue, Parsemée d’étoiles d’or, sans ceinture et sans taille comme un sarrau d’enfant, tombait du cou jusque sur les pieds. Les manches étaient larges et  pendantes. Elle avait des chaussons, Bleus comme la robe, et au milieu un ruban d’or formait un nœud en forme de rosette. Un voile noir cachant entièrement les cheveux et les oreilles, et couvrant le tiers du front, retombait sur les épaules jusqu’à la moitié du dos. Immédiatement rejeté en arrière, il ne cachait pas la figure. Sur la tête, elle portait une couronne d’or, sans autre ornement qu’un petit liseré rouge situé à peu près au milieu. Posée sur le voile, haute d’environ vingt centimètres, elle ne montait pas tout droit, mais en s’élargissant, comme un cône renversé, toutefois en s’abaissant sur les côtés, et offrant à peu près la forme d’un diadème. La figure de la Dame était petite, très blanche, d’une beauté incomparable.


Elle avait les mains étendues et abaissées comme on a coutume de représenter Marie Immaculée. Elle regardait l’enfant et souriait. Eugène pensa que c’était l’annonce de la mort de son frère qui était au service et dont ses parents n’avaient pas reçu de nouvelles depuis trois semaines. Il n’avait pas peur néanmoins, parce que la Dame riait. Il y avait environ un quart d’heure, qu’étonné, ému, il contemplait ce spectacle, quand Jeannette Détais sortit de la grange. Au moment où elle franchissait le seuil, Eugène lui dit : Jeannette, regardez donc sur la maison d’Augustin Guidecoq si vous ne voyez rien ? Elle jeta les yeux sur le point indiqué par l’enfant, et répondit :- ma foi ! Mon pauvre Eugène, je ne vois absolument rien. Son Père et son frère avaient entendu la question, et, frappés de l’expression avec laquelle il l’avait faite, ils vinrent vivement à la porte et jetèrent les yeux du côté qu’il leur montrait. Le Père ne vit rien, Eugène dit à son frère :

Vois-tu bien, toi, Joseph ?  Oui, dit l’enfant, je vois une belle grande Dame. Comment est-elle habillée ? Des étoiles dorées sur sa robe, des chaussons bleus avec des boucles d’or. Dis donc, Joseph, continua Eugène, regarde donc bien si elle a une couronne ? Je vois bien une couronne qui va en s’élargissant, et un petit fil rouge au milieu de la couronne et un voile noir. Le Père entendant ses enfants parler ainsi, ouvrait de grands yeux et ne voyait absolument rien. Enfin il leur dit : Mes pauvres petits enfants, vous ne voyez rien ; si vous voyiez quelque chose, nous le verrions bien aussi, nous… Venez piler les ajoncs biens vite ; je crois que la soupe est prête. Habitués à obéir à la voix paternelle, les enfants, sans se permettre aucune réflexion, rentrèrent tout de suite dans la grange. Resté sur le seuil, leur Père dit à Jeannette Détais : Ne dites rien de cela, Jeannette ; aussi bien le monde ne le croirait point, et cela ferait peut-être du scandale. Soyez tranquille, dit-elle. Elle s’éloigna, et le Père Barbedette retourna auprès de ses enfants.


A peine avaient-ils donné dix coups de piloche que le Père dit : Eugène, va donc voir si tu vois encore ? L’enfant obéit avec empressement, et de la porte cria : Oui, c’est encore tout pareil. Va donc, continua son Père, chercher ta Mère, pour voir si elle apercevra quelque chose, et ne dis pas à Louise de venir. Dis à ta Mère que j’ai affaire à elle Eugène partit. Maman, dit-il à sa Mère, voulez-vous, s’il vous plaît, venir dans la grange ; papa a affaire à vous. Et elle vint aussitôt. Comme elle arrivait à la porte, Joseph, qui avait profité de l’interruption du travail pour sortir et regarder la belle Dame. Frappait ses mains l’une contre l’autre avec rapidité, en criant chaque fois : Oh ! Que c’est beau ! Oh ! Que c’est beau ! Sa Mère lui donna un coup sur le bras en disant : Mais vas-tu te taire, mais vas-tu te taire ; voilà déjà le monde qui nous regarde. Maman, dit Eugène, regardez donc sur la maison d’Augustin Guidecoq, si vous ne voyez rien. Mais non, dit-elle, je ne vois absolument rien. Et Eugène et Joseph ensemble : Vous ne voyez pas une belle grande Dame qui a une robe bleue… ? Et ils firent la description complète. Holà non, dit-elle, je ne vois rien du tout. Puis frappée de l’accent de sincérité de ses enfants, qu’elle savait incapables de mentir, et de l’air ému de leur Père : c’est peut-être la Sainte Vierge qui vous apparaît, dit-elle. Puisque vous la voyez, disons cinq ave en son honneur.


Cependant les cris de joie et d’admiration des enfants avaient été entendus, et les voisins, sortant sur le seuil de leur porte, disaient : Que voyez-vous donc… ? Qu’est-ce qu’il y a ? Holà rien, dit le Père Barbedette. Et sa Femme ajouta : Ce sont les enfants qui affolent ; ils disent qu’ils voient quelque chose, et nous autres, nous ne voyons rien. Ils fermèrent alors la porte de la grange pour être plus tranquilles, et récitèrent pieusement cinq ave. Cette prière finie : regardez, dit la Mère, si vous voyez encore. Oui, dirent les enfants, c’est encore tout pareil. Allons, continua-t-elle, je vais aller chercher mes lunettes ; peut-être bien qu’avec je verrai quelque chose. Elle revint bientôt, amenant Louise. Elle mit gravement ses lunettes, mais en vain. Louise, non plus, ne put rien apercevoir. Alors la Mère dit à ses enfants d’un ton rude : Définitivement, vous ne voyez rien ; il faut finir de piler vos ajoncs ; vous être des petits menteurs et des petits visionnaires. Ils rentrèrent dans la grange. Au bout de cinq minutes, la besogne était finie, et ils s’en allèrent souper. Ils contemplèrent de nouveau, en sortant, la magnifique vision, la belle Dame était à la même place, les regardant avec un doux sourire : Si vous me laissiez libre, dit Eugène, je resterais là jusqu’à la fin…


Venez vite souper, dit leur Père. Les enfants suivirent, mais à regret. Pour la première fois il leur en coûtait d’obéir. Ils s’en allaient lentement, presque à reculons, regardant la belle Dame et disant à leurs parents : Oh ! Que c’est beau ! Oh ! Que c’est beau !... il était six heurs un quart. Ils se lavèrent les mains, et, en les essuyant, retournèrent à la porte de la grange. C’était toujours le même spectacle. Entrés à la maison. Ils ne voulurent pas s’asseoir pour prendre leur repas et mangèrent leur soupe debout. Pressons-nous bien vite, Joseph, dit Eugène à son frère, pour aller voir si on voit encore. Puisque vous retournez voir, dit leur Mère, récitez encore cinq pater et cinq ave, mais debout, parce qu’il fait froid. Au bout de quelques minutes, ces prières récitées, ils revinrent à la maison et dirent : C’est tout pareil… la Dame est grande comme Sœur Vitaline. Allons, dit la Mère, il faut aller chercher ma Sœur Vitaline. Les Sœurs sont meilleures que vous ; si vous voyez, elles verront bien aussi. Alors Joseph rentra à la maison avec son Père, et la Mère, avec Eugène, se rendit à l’établissement des Sœurs, situé de l’autre côté de la rue, un peu à droite. La bonne Sœur était en ce moment dans la classe, récitant sons office. Ma Sœur, lui dit la Mère Barbedette, voulez-vous, s’il vous plait, venir chez nous ; les enfants disent qu’ils voient quelque chose, et nous, nous ne voyons rien. Sœur Vitaline les suivit à la porte de la grange. Eugène lui montra la place où était la vision, et lui fit la description de la belle Dame. J’ai beau ouvrir les yeux, dit la Sœur, je ne vois absolument rien. L’enfant insista, et d’un air contrarié : Comment, ma Sœur, vous ne voyez pas ? Voyez-vous bien ces trois étoiles qui forment un triangle ? Oui, dit la Sœur. Eh bien ! La tête de la Dame est juste au milieu. Je ne puis voir, dit-elle. Et elle reprit le chemin de l’école avec Victoire (c’est le nom de baptême de la Mère Bardebette, et tout le monde dans le village l’appelle ainsi), qui lui dit : Je vous en prie, ma Sœur, ne dites rien de cela, les enfants affolent.


Sœur Vitaline, en rentrant, vit au coin du feu, dans la cuisine, Françoise Richer, âgée de onze ans, née au loroux, diocèse de Rennes ; Jeanne-Marie Lebossé, âgée de neuf ans, née à Gosné, diocèse de Rennes, et une troisième pensionnaire. Petites filles, leur dit-elle, venez donc par là ; Victoire a quelque chose à vous montrer. Françoise n’osait pas ; il faisait nuit et elle avait peur. Elle suivit néanmoins Jeanne-Marie. A la porte, elles trouvèrent Victoire et lui dirent : Qu’est-ce qu’il y a ? Qu’est-ce que nous allons voir ? Venez, leur dit-elle, venez, vous allez voir ; pour moi, je ne sais pas ; je n’ai rien vu… Arrivée au pignon de la maison de Rousseau, cordonnier, Françoise Richer s’écria : Moi, je vois bien quelque chose sur la maison d’Augustin Guidecoq, mais je ne sais pas ce que c’est. Elle ne regardait que de côté et tout en poursuivant son chemin. Elles coururent à la porte de la grange où les appelait Eugène. Là, Jeanne-Marie Lebossé et Françoise Richer dirent immédiatement : Oh ! La belle Dame… elle a une belle robe bleue…  avec des étoiles d’or… et elles répétèrent tout ce qu’avaient dit les deux petits garçons. En ce moment, Joseph sortit de la maison et retourna à la porte de la grange. En même temps que lui arriva Sœur Vitaline, suivie de l’autre religieuse, Sœur Marie-Edouard.


Que voyez-vous, enfants, dit celle-ci ? Et tous les quatre à la fois : Oh ! Ma Sœur, nous voyons une belle grande Dame. Et ils firent la description complète que nous avons déjà donnée. Sœur Marie-Edouard, elle aussi, eut le regret de ne rien voir. Puisque ces enfants voient, dit-elle, il faut en chercher d’autres, plus jeunes. Elle courut chez M. Friteau, et lui dit de conduire son petit-fils dans la grange de Bardebette. De là, elle entra au presbytère, situé tout à côté, et dit à M. le Curé d’une voix que l’émotion faisait trembler : monsieur le Curé, venez donc voir chez Bardebette, il y a un prodige, une Apparition…  les enfants voient la Sainte Vierge… Un prodige ! Une Apparition ! La Sainte Vierge ! répéta le bon vieillard tout ému : ma Sœur, vous me faites peur. Et il restait là immobile. Mais la vielle Jeannette, sa domestique, avait déjà allumé sa lanterne en disant : Faut aller voir… Et ils sortirent. A la porte, ils trouvèrent le petit Eugène Friteau. Agé de dix ans et demi, que sa grand’mère portait enveloppé dans sa mante.


Pendant ce temps, Sœur Vitaline, entourée des enfants et d’autres personnes qui accouraient de tous côtés, debout, au milieu du chemin, récitait le chapelet des Martyres Japonais. Elle avait à peine dit une dizaine, lorsque M. le Curé arriva avec le petit Eugène Friteau et Sœur Marie-Edouard, qui, de loin, criait aux enfants : La voyez-vous encore ? Holà oui, ma Sœur, dirent-ils. Eugène Fristeau vit aussi la belle Dame ; ses réponses ressemblèrent à celles des autres enfants. La femme de Boitin, le sabotier, attirée par le bruit, accourut, portant dans ses bras sa petite fille, âgée de deux ans et un mois. Cette enfant jeta aussi les yeux vers l’Apparition, et agitant ses mains innocentes, bégaya à plusieurs reprises ces mots que lui avait appris sa Mère : le Jésus, le Jésus ! Sa mère cherchait inutilement à le distraire et à lui montrer d’autres objets ; toujours ses regards et ses petits bras se tournaient vers l’Apparition, M. le Curé interrogea en vain le Ciel ; il n’aperçut pas la Vision. Il s’approchait de la porte de la grange, quand les enfants s’écrièrent tous ensemble : Oh ! Voilà quelque chose qui se fait. Que voyez-vous ? demanda M. le Curé. Et tous à la fois dirent qu’ils voyaient un grand cercle, du même bleu que la robe, ovale, large comme la main dans toute son étendue, entourant la Dame à la distance d’un pied et ½ environ. Quatre bougies, placées à l’intérieur du cercle bleu, auquel elles étaient attachées, étaient situées, deux à la hauteur des genoux de la Dame, deux à la hauteur de ses épaules. Ils virent aussi, sur sa poitrine, une petite Croix rouge, grande comme le doigt.


Le nombre des curieux allait toujours grandissant. Près de cinquante personnes entouraient les enfants, leur adressant des questions sur la belle Dame. Les uns, touchés de l’accent de sincérité de cinq enfants, différents par l’âge et le caractère, ajoutaient foi à leurs paroles, et étaient vivement émus. D’autres étaient incrédules. Jean Guidecoq, Père du buraliste, dit même à Eugène : Tu vois, toi, garçon ;  pourquoi ne verrais-je pas aussi moi ? Si j’avais une lunette ou un mouchoir de soie, je verrais aussi bien que toi. Rien n’est plus facile, dit Victoire, j’en ai justement un chez nous. Elle revint au bout de quelques instants, apportant un foulard. Essayez, dit-elle, en le remettant à Jean Guidecoq. Celui-ci essaya, mais en vain, et son insuccès provoqua les rires de tous les assistants, qui se mirent à parler bruyamment et à le plaisanter. Alors Eugène Barbedette, qui se trouvait au milieu de la route, s’écria : Voilà qu’elle tombe dans la tristesse ! Les autres enfants confirmèrent son dire, et assurèrent que la Dame prenait un air profondément triste quand les personnes qui les entouraient ne s’occupaient pas d’elle, parlaient très haut, riaient ou émettaient des doutes sur sa présence. M. le Curé, qui était entré dans la grange, demanda le silence. S’il n’y a que les enfants à voir, dit-il, c’est qu’ils en sont plus dignes que nous. Monsieur le Curé, dit Sœur Marie-Edouard, si vous parliez à la Sainte Vierge ? Hélas ! dit le bon vieillard, d’une voix émue, et avec une profonde humilité. Je ne la vois pas, que pourrais-je lui dire ? Mais si vous disiez aux enfants de lui parler ? Prions, dit le vénérable prêtre.


Tous se mirent à genoux ; les uns dans la grange, les autres à l’entrée. La petite porte seule était ouverte. A genoux sur le seuil, Sœur Marie-Edouard commença le chapelet, auquel tout le monde répondit. Pendant cette prière, la Dame (sembla monter), et grandit d’une manière très sensible à leurs yeux. Elle est, dirent les enfants, deux fois grande comme Sœur Vitaline. Le cercle bleu s’étendit lui-même en proportion. Les étoiles du temps parurent, aux yeux des enfants, se ranger vivement sur le passage de la Dame, et venir, deux à deux, se placer sous ses pieds. En même temps, sur sa robe, les étoiles se multipliaient. C’est, disaient les enfants, comme une fourmilière… elle est bientôt toute dorée. Sœur Marie-Edouard entonna le Magnificat. Elle n’avait pas chanté le premier verset, que les quatre enfants (Eugène Friteau était parti) s’écriaient tous ensemble : Voilà encore qu’el que chose qui se fait. Voilà un bâton… C’est comme un jambage d’M, un grand M comme dans les livres. Un grand écriteau blanc, large d’environ 1 mètre 50 centimètres, long de plus de 12 mètres, avait au même instant apparu au-dessous des pieds de la Dame et du cercle bleu. Il semblait aux enfants qu’une main invisible traçait lentement, sur ce fond d’une éclatante blancheur, de beaux caractères d’or. Le Magnificat fut interrompu quelques minutes. Pendant ce silence la première lettre était formée : c’est un M, dirent les enfants. Puis : Voilà une autre lettre qui commence… c’est un A… ils ne quittaient pas des yeux le point du ciel où ils voyaient ces merveilles, et c’était à qui nommerait le premier, la belle lettre d’or. Ils épelèrent ensuite un I et un S. ce mot MAIS resta seul presque dix minutes. Il est à remarquer que les enfants n’étaient pas à ce moment les uns près des autres ; les Sœur, et peut-être même d’autres personnes, séparaient les petits garçons des petites filles.


En ce moment vint à passer un habitant du bourg, nommé Joseph Babin. Surpris de ce rassemblement et de ces chants : Vous n’avez qu’à prier, dit-il, les Prussiens sont à Laval. Cette nouvelle, de nature à mettre en émoi toute la population, ne fit aucune impression sur la foule. Ils seraient à l’entrée du village, dit une femme, que nous n’aurions pas peur. Joseph Babin entra dans la grange ; on lui raconta ce que voyaient les enfants. Alors il partagea la confiance et l’émotion des assistants, et se mit à prier avec eux. Cependant les fidèles continuaient à chanter le cantique de la Sainte Vierge. A la fin du Magnificat, les enfants lisaient en lettres d’or, hautes de 25 centimètres :


MAIS PRIEZ MES ENFANTS


Cent fois les voyants, interrogés par M. le curé, les Sœurs ou les assistants, épelèrent les lettres, assemblèrent les mots. Il n’y eut jamais d’hésitation, encore moins de contradiction. Tout le monde ressentait une émotion religieuse profonde. Les incrédules n’osaient plus rire et la plupart pleuraient. La belle Dame souriait toujours. Il était environ 7 heures et ½. On ouvrit alors le grand portail de la grange, dans laquelle soixante personnes environ cherchaient un abri contre le froid très rigoureux. A l’entrée, on avait apporté des chaises, sur lesquelles les enfants prient place. Ils se levaient souvent pour manifester, par des gestes animés et expressifs, les sentiments d’admiration que leur inspirait le spectacle de la vision qu’ils avaient, seuls le bonheur d’apercevoir. Il faut, dit le vénérable curé, chanter les litanies de la Sainte Vierge, et la prier de manifester sa volonté. Sœur Marie-Edouard commença les Litanies. A la première invocation les enfants s’écrièrent vivement : Voilà encore quelque chose qui se fait. Ce sont des lettres. C’est un D. Et ils nommèrent successivement, et a qui le premier, les lettres des mots suivants complètement écrits à la fin des Litanies :


DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS


Ces mots étaient écrits sur la même ligne que les premiers, d’égale grandeur et en caractères d’or. Après le mot TEMPS était un point, aussi grand que les lettres en or, et que les enfants comparaient à un soleil. On entendit des exclamations joyeuses au milieu des sanglots et des larmes que l’émotion faisait couler. La Dame regardait les enfants et souriait. On chanta alors l’Inviolata. Aussitôt les enfants annoncèrent de nouvelles lettres apparaissaient sur le même écriteau blanc, mais sur une seconde ligne. Au moment où l’on finissait de chanter : O Mater alma Christi, carissma ! O douce et bien-aimée Mère du Christ ! Les voyants avaient épelé lettre par lettre ces mots :


MON FILS…


Il  y eut dans la foule un frémissement, une émotion indicible… C’est bien la Sainte Vierge, dirent les enfants. C’est Elle ! Répéta la foule. Pendant la fin de la prose Iviolata et le Regina, qui fut chanté aussitôt après, la main invisible traça de nouvelles lettres.


MON FILS SE LAISSE…


Sœur Vitaline, qui était assise au milieu d’eux, leur dit alors : cela n’a pas de sens. Regardez donc bien : il y a sans doute : Mon fils se lasse… Mes non, ma Sœur, il y a un I… Et tous ensembles, ils épelèrent plusieurs fois le mot LAISSE… Mais, ma Sœur, attendez donc, ce n’est pas encore fini, voilà encore des lettres.


MON FILS SE LAISSE TOUCHER.


Un grand trait, doré comme les lettres, se forma lentement au-dessous de cette seconde ligne.


Les chants avaient cessé. La foule émue et recueillie priait. Le silence n’était troublé que par les voix des enfants, qui répétaient à chaque instant l’inscription complète, que nous donnons à la page suivante, telle qu’ils la dépeignirent aux assistants, au moment même, et telle qu’ils l’ont reproduite plusieurs fois sous nos yeux. Chantez un cantique à la Sainte Vierge, dit le Curé. Et Sœur Marie-Edouard chanta : Mère de l’Espérance, dont le Nom est si doux, protégez notre France, priez, priez pour nous. Alors la Sainte Vierge éleva, à la hauteur de ses épaules, les mains qu’elle tenait abaissées et étendues, et agitant les doigts lentement, comme si Elle eût accompagné le chant du cantique, Elle regardait les enfants avec un sourire d’une douceur infinie :


MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.

MON FILS SE LAISSE TOUCHER.


Voilà qu’Elle rit, Voilà qu’Elle rit ! s’écriaient-ils. Et ils sautaient joyeusement, battaient des mains, en répétant cent fois, avec une expression qu’on ne saurait rendre : Oh ! Qu’Elle est Belle ! Oh ! Qu’Elle est Belle ! Les assistants riaient et pleuraient à la fois. Ils voyaient sur ces visages d’enfants, si expressifs et si sincères, comme un reflet du sourire qui leur causait ces transports de joie. Ver la fin du cantique, qui a huit strophes, l’inscription, restée complète environ dix minutes, disparut. Il sembla aux enfants qu’un rouleau couleur du temps, passant rapidement sur les lettres, les dérobait à leurs yeux : On chanta alors : Mon doux Jésus, enfin voici le temps de pardonner à nos Cœurs pénitents, nous n’offenserons jamais plus Votre bonté suprême, ô doux Jésus ! La figure des enfants prit une expression de tristesse profonde. C’était un reflet de la Vision. Voilà qu’Elle retombe dans la tristesse, dirent-ils. Voilà encore quelque chose qui se fait. Ils virent en même temps, une Croix rouge haute de soixante centimètres environ, sur laquelle était un Jésus de même couleur. Cette Croix leur paraissait à un pied de la belle Dame. Abaissant au même moment ses mains qui, pendant tout le cantique Mère de l’Espérance, étaient restées à la hauteur de ses épaules, Elle saisit le crucifix, le tint de ses deux mains, un peu incliné vers les enfants à qui Elle semblait le présenter. Au sommet de la Croix, sur un écriteau blanc très long, était écrit en lettres rouges :


JESUS-CHRIST


Après chaque couplet du cantique, on chanta le Parce Domine. La très Sainte Vierge, triste et recueillie, semblait prier avec les assistants. Tout à coup, une Etoile partit d’au-dessous de ses pieds, et, montant vers la gauche, traversa le cercle bleu et alluma la bougie qui était à la hauteur de ses genoux, et la seconde située vis-à-vis de ses épaules. La même Etoile, s’élevant au-dessus de la tête de la Sainte Vierge, passa au côté droit et alluma les deux autres bougies. Ensuite, Elle remonta, franchit de nouveau l’auréole, et alla se placer au-dessus de la tête de la Dame, où Elle demeura suspendue. La foule silencieuse et émue priait toujours. Sœur Marie-Edouard chanta l’hymne Ave, maris Stella. Pendant ce chant le crucifix rouge disparut. La Dame, étendant ses bras, reprit la pose de l’Immaculée-Conception. Sur chacune de ses épaules apparut une petite Croix blanche, haute de vingt centimètres. Ces Croix, disent les enfants, étaient plantées sur les épaules de la Sainte Vierge. La Mère de Dieu souriait de nouveau aux voyants, qui s’écriaient tout joyeux : Voilà qu’Elle rit !... Voilà qu’Elle rit ! Il était environ huit heures et ½.


Mes chers amis, dit le Curé, nous allons faire, tous ensemble. La prière du soir. Tous se mirent à genoux. Les enfants, annoncèrent qu’un grand-voile blanc partant d’au-dessous des pieds de la Sainte Vierge, et montant lentement, la couvrait jusqu’à la ceinture. S’élevant ensuite peu à peu, il l’enveloppa jusqu’au cou. Les enfants ne voyaient plus que la figure d’une beauté toute céleste de la Dame qui leur souriait encore. Bientôt son Visage se trouva voilé ; la couronne resta seule visible avec l’étoile qui la surmontait, tout disparut avec le grand cercle bleu et les quatre bougies qui étaient restées allumées jusqu’à la fin. M. le curé, du fond de la grange où il était assis, appela les enfants… Voyez-vous encore ? leur dit-il. Et tous ensemble : Non, Monsieur le Curé, tout a disparu. C’est tout fini. Il était un quart avant neuf heures. La foule se retira lentement, s’entretenant d’un événement si prodigieux et emportant une impression pleine de douceur, profonde et ineffaçable.

Ce fait merveilleux se répandit avec la rapidité de l’éclair. On ne trouverait pas dans toute la paroisse un seul incrédule.

L'Apparition de notre Dame, pour un message de vérité spirituelle dans le but de délivrer de la culpabilité, les Esprits de Cœur qui luis sont consacrés.



Première phase




Notre Dame est entouré de trois étoiles formant un triangle; la première signifie Il est; la deuxième Il était; la troisième Il vient; description en corrélation avec la prière testamentaire de Notre Dame lors de la venue de son Divin Trésor à Poitiers soit Il est; Il était; Il vient l'Esprits-Christ du Royaume de Lumière.

Notre Dame Apparait en robe bleue couleur du ciel qui entoure le Royaume des Cieux; robe bleue couleur de l'union Européenne pour rappeler que Notre Dame était d'origine Allemande. Les multitudes d'étoiles parsemées sur sa robe ont pour sens de rappeler l'Apparition du Père dans le Fils avant le départ de Notre Dame, pour lui annoncer la gloire qui lui était réservée au ciel; Gloire représentée par les multitudes d'étoiles sur sa robe, pour attester qu'elle est la Reine-Mère du Ciel.

Notre Dame porte un voile noir cachant entièrement ses cheveux, couvrant le tiers du front et retombant sur ses épaules jusqu'à la moitié de son dos; ce voile noir a pour but d'indiquer que notre Dame a été Moniale durant trente-cinq années, dans le Monastère qu'elle a fondé à Poitiers sous le nom de" Sainte Marie, soit le sien" pour devenir" Sainte Croix" lors de la venue de son Divin Trésor.



Deuxième phase




Notre Dame Apparait dans un grand cercle de forme ovale, à l'intérieur du cercle quatre bougies sont disposées, deux à la hauteur des genoux de Notre Dame et deux autres à la hauteur de ses épaules; la disposition, des quatre bougies, représente symboliquement un fauteuil dans lequel Notre Dame est portée par les quatre bougies soit les évangélistes qui ont reçu l’Esprit Saint venant de la demeure de Lumière de chez Dieu; les quatre Evangiles où sont relatées les conditions pour rejoindre Le  Christ dans l'autre monde.

Cette Apparition est en corrélation avec la nef que Notre Dame a eu vision, peu après qu'elle eut quitté la cour royale; sur cette nef en forme ovale beaucoup d'hommes se trouvaient réunis; Notre Dame était assise sur les Genoux d'un être mystérieux (le Christ), au milieu de la nef, qui lui dit (tu es sur mes genoux, bientôt tu seras sur Mon Cœur.)


Sur le Cœur de Notre Dame est apparue une petite Croix rouge de la grandeur d'un doigt; cette petite Croix rouge a pour sens de rappeler son Divin Trésor, Trésor précisément de six centimètres comme un doigt soit la même grandeur de la petite Croix sur son cœur au cours de l'apparition, (cette signification est sans appel à savoir l'ordre de porter l'Esprit de la Résurrection du Père et du fils, sur et dans son Cœur pour ne plus les voir l’un et l’autre sur la Croix.)



Troisième Phase




MAIS PRIEZ MES ENFANTS DIEU VOUS EXAUCERA EN PEU DE TEMPS.

MON FILS SE LAISSE TOUCHER.




Quatrième phase




Aux pieds de Notre Dame est apparu un crucifix rouge de soixante centimètres, Notre Dame se baisse, le saisit entre ses mains et le présente incliné vers les enfants; au sommet de la Croix figure un écriteau blanc sur lequel est inscrit en lettres rouges Jésus-Christ. Ce message signifie que de contempler Jésus ressuscité devenu Christ cloué sur une Croix est une humiliation scandaleuse pour le Père Céleste qui a ressuscité et glorifié son Fils le troisième jour; scandaleuse humiliation pour Jésus lui-même, ressuscité devenu Christ Glorieux en habit blanc éclatant au Royaume de Lumière.

"individuellement mobilisez-vous" pour faire connaître aux nations la volonté de la Lumière de Dieu qui est de faire retirer du crucifix le Christ Messie avant son arrivée à la face du monde venant pour le jugement dernier.



Cinquième phase

 



Après la disparition totale du crucifix rouge, survint sur chacune des épaules de Notre Dame deux Croix blanches sur ses épaules ; l’Une représente le Chemin Sauveur, par l’enfantement du Fils de l’Homme, l’Autre représente le Chemin Libérateur par l'enfantement du PARACLET, deux missions en une qu'elle porte sur ses épaules, mission coordonnée par elle-même.


Saint Esprit http://www.dailymotion.com/video/x116zdk_saint-esprit_news

Ô Croix d'Amour http://www.youtube.com/watch?v=wSuovZ_51S4


Notre-Dame_de_Pontmain Couronnée d'étoiles - Nous te saluons http://www.youtube.com/watch?v=UEmQh77K0Rs 

Pontmain - récit de l'apparition du 17 janvier 1871 http://www.dailymotion.com/video/xo88um_pontmain-recit-de-l-apparition-du-17-janvier-1871_webcam#.UQ4d7-SZSpk

Notre-Dame de Banneux, la Vierge des pauvres http://www.youtube.com/watch?v=_auwD40Pc0I 

Notre Dame du Laus, Refuge des pécheurs http://www.youtube.com/watch?v=xw_AdtV86G8

La Vierge de Pompéi http://www.youtube.com/watch?v=cF2FSLOcWCE 

Les Apparitions de Marie à Zeitoun http://www.youtube.com/watch?v=72CVm2fl2mA

                                                                                                             

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